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Bio des Hauts de France

Bio des Hauts de France

59133

Phalempin

http://www.bio-picardie.com/

L'ABP(Agriculture biologique en Picardie) et Le Gabnord (Groupement des Agriculteurs Bio du nord) Deviennent les "Bio de Haut de France", Alors que se dessine le  plan 2017 2021 pour le développement de la bio, y a t'il un intérêt?

A la demande de Stephan Le foll, ministre de l'agriculture, L'inra ( institut national de la recherche agronomique) chiffre à presque 300€ par hectare et par an le gain pour la société, lorsqu'un hectare d'agriculture conventionnel passe en bio.

Au 1er décembre 2017, notre région est:

738 fermes

25 273 hectares

1.1% de la surface agricole utile ( contre 5.8% en france)

Qu'est ce qu'on attend pour doubler la surface bio?

Quantifier et chiffrer économiquement les externalités de l’AB ?

Nous le savons, le développement de l’agriculture biologique est bénéfique pour les territoires : préservation de la ressource en eau ou de la biodiversité, vitalité des territoires ruraux, protection de la santé (des agriculteurs et consommateurs), valorisation des paysages…

Mais très concrètement, ces avantages sont-ils si clairs ? Et peuvent-ils être évalués financièrement ? C’est ce qu’ont souhaité savoir plusieurs chercheurs de l’ITAB et de l’INRA, suite à une sollicitation de Stéphane Le Foll, dans une étude publiée il y a quelques jours et intitulée « Quantifier et chiffrer économique les externalités de l’AB ? ».

En passant en revue près de 300 études scientifiques, françaises et internationales, les externalités positives de la bio ont été répertoriées, évaluées et chiffrées par hectare.

Sur la qualité de l’eau par exemple, un hectare agricole passé en bio représente une économie de 20 à 46€ par an à la collectivité, du fait des coûts évités de dépollution de l’eau (impact des nitrates réduit de 30 à 40% et zéro pesticides). Concernant la biodiversité, cela représente par exemple entre 3,5 et 48€ par hectare et par an concernant les services de pollinisation, entre 10 et 21 € de coût évités par la non utilisation d’insecticides chimiques…

Au-delà des bénéfices environnementaux bien connus, le développement de l’agriculture biologique est bénéfique en termes économique et social, des externalités dont on peut chiffrer le gain pour la société : entre 62 €/ha à 141 €/ha de coût des décès évités par cancers liés aux pesticides, entre 19 et 37 € de coût de chômage évité…

Sur ces seuls cinq indicateurs (le rapport en étudie trente-neuf), la conversion d’un hectare en agriculture biologique représenterait un gain pour la société évalué entre 114 et 293 € par hectare et par an !

Sur un grand nombre d’autres thématiques, les responsables de l’étude ont pu seulement reconnaitre l’intérêt de l’agriculture biologique (préservation de l’air et du climat, moindre recours aux antibiotiques en élevage, bien-être animal, préservation de la fertilité des sols…) sans aboutir à un chiffrage de ses bénéfices.

De nombreux travaux restent à mener pour mieux comprendre la diversité des externalités positives de l’agriculture biologique pour la société et nos territoires. Cependant, à la lumière de ces premiers résultats, la nécessité de faire évoluer la politique agricole commune vers une forme de rémunération des services environnementaux s’exprime de plus en plus fortement.

Le rapport et la synthèse de l’étude sont téléchargeables via ce lien : http://www.itab.asso.fr/actus/2016-amenites-ab.php


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